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La tenture de l’Apocalypse d’Angers « autopsiée »

Publié le 28/9/2016 –

Les tapisseries sont-elles plus empoussiérées si elles sont disposées à l’entrée ou à la sortie de la galerie d’exposition du château ? Sont-elles plus dégradées si elles sont situées dans la partie inférieure ou dans la partie supérieure?

Pour « voir dans quel état se porte cette vieille dame de plus de 600 ans », le ministère de la Culture a lancé une vaste opération de collecte de données, comme « une autopsie qui doit permettre de décider ce qu’on fait comme restauration et garantir sa présentation au public pendant longtemps », explique Hervé Yannou, administrateur du château. Taux d’humidité, température, encrassement, déformations ou tensions liées à l’accrochage, tout est mesuré sur 4 tapisseries choisies parmi quelques 70 pour ne pas déshabiller totalement la galerie qui reste ouverte au public.

Commandée en 1373 par le duc Louis Ier d’Anjou, propriété de l’État depuis 1905, cette série de tapisseries illustre sur 104 mètres l’Apocalypse selon Saint Jean. Autrefois vifs, les rouges, bleus, verts et jaunes ont perdu de leur superbe à cause de leur exposition prolongée à la lumière du jour, depuis les années 1950 jusqu’au comblement des fenêtres de la galerie quarante ans plus tard.

« Les techniques d’investigation ne sont plus les mêmes qu’il y a 20 ans. On espère percer les secrets de ce chef d’œuvre artistique et historique de la Guerre de Cent Ans, réalisé en seulement sept ans », affirme Hervé Yannou. « Où a-t-elle été tissée? Dans combien d’ateliers? Par combien de personnes? C’est un mystère.

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