Revenir à 2014

KAIKO

La Sériciculture Impériale du Japon et les étoffes teintes anciennes
Les échanges franco-japonais sous le signe de la soie

 du 19 février au 5 avril 2014

KaikoMaison de la culture du Japon à Paris
101bis, quai Branly
75015 Paris

Dès le XIXe siècle des liens forts se sont tissés entre la France et le Japon autour de la soie. Prenant pour point de départ cet aspect essentiel des échanges franco-japonais, cette nouvelle exposition de la MCJP présente la sériciculture impériale, des reproductions à l’identique d’étoffes anciennes conservées au Shôsô-in et restaurées grâce à une variété de vers à soie japonaise, de somptueux vêtements de Leurs Majestés Impériales.
Avec l’ouverture du port de Yokohama en 1859, la soie grège et les vers à soie connurent un remarquable essor au point d’occuper le premier rang parmi les articles destinés à l’exportation. L’impératrice douairière Shôken (1849-1914), épouse de l’empereur Meiji, commença à élever des vers à soie en 1871 et établit les bases de la sériciculture impériale avec l’impératrice douairière Eishô (1834-1897).

Après la signature d’un traité d’amitié et de commerce en 1858, la France et le Japon poursuivirent des échanges intensifs. Le Japon sauva même la France d’une crise importante. En effet, une épidémie de pébrine s’était déclarée en Espagne et l’Europe entière fut touchée. La France craignant la ruine de sa sériciculture et Lyon, connue pour sa production de soieries, devaient trouver d’urgence des régions d’approvisionnement en soie grège. Par chance, celle du Japon était d’une très haute qualité et ses vers à soie résistaient à cette maladie. L’exportation de très grandes quantités de graines de vers à soie et de soie grège depuis Yokohama permit au secteur séricicole français de ressusciter.
Dans sa marche vers la modernisation, le Japon envoya des spécialistes en France étudier les techniques de la filature mécanique et acheta des métiers Jacquard.

L’Exposition universelle de Paris en 1900 fut pour le secteur du textile japonais l’occasion de faire son entrée sur la scène mondiale. Les arts du textile destinés à l’ornementation d’espaces de style occidental qui mettaient en valeur les techniques traditionnelles de teinture et de tissage tout en incorporant les nouveaux procédés européens jouirent d’une grande reconnaissance critique. Cette exposition fut une occasion majeure d’échanges culturels entre les deux pays.

www.mcjp.fr

Lien Permanent pour cet article : http://www.textile-art-revue.fr/historique-2/anciennes-news/2014-2/kaiko/