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Olga de Amaral ☀

☀ Vue par T/A et vivement recommandée

du 9 au 24 septembre 2014

oa1246_memorias i_2010Galerie Agnès Monplaisir
8 bis, rue Jacques Callot
75006 Paris

En même temps que sa présentation au Brésil pour la foire Art Rio ‘14, une sélection de travaux d’Olga de Amaral, encore jamais dévoilés au public, est présentée dans la galerie.

L’artiste dont nous avions admiré les superbes travaux tissés aux Biennales de la Tapisserie de Lausanne depuis la première à laquelle elle a participé en 1963, jusque dans les années 90, continue à travailler avec la matière textile. Dans ses pièces récentes, elle utilise abondamment les feuilles d’or découvertes dans sa pratique dans les années 80. Elle réalise des pièces brillantes dans un travail de relief qui, même si il n’en fait pas tout à fait des sculptures puisqu’elles sont accrochées au mur comme des tapisseries dont elles conservent l’apparence de souplesse, leur donne toute leur richesse. Travaillées en bandes de tissus retissées, ou en applications d’une multitude de petits carrés en toile, elles sont ensuite recouvertes de matière qui leur donne une certaine rigidité, puis l’artiste les recouvre de peinture ou de feuilles d’or avec une précision et une minutie spectaculaire. Qu’elle conserve l’orthogonalité du tissage (Carmin 2012), qu’elle laisse échapper des fils qui animent la surface (Montagna 2012), ou qu’elle joue de formes plus en volutes (Media Luna 2014), chaque pièce est toujours d’une invention surprenante. Le résultat de ce travail dans la profondeur de la couleur comme dans celle de l’épaisseur des éléments entremêlés, permet une accroche de la lumière.

Outre les pièces accrochées au mur, présentées pour certaine en triptyque, on peut également voir au sous-sol de la galerie une installation (Estellas 2007-13) faite de plusieurs éléments rigides suspendus dont une face est dorée et l’autre noire. Elles font effet d’apparitions, dont on ne sait si ce sont des momies ou des pierres aplaties.

Olga de Amaral qui est née en 1932 à Bogota où elle vit et travaille toujours, a su puiser la matière première de son art en Colombie. Cuirs, ors et argents de l’Eldorado historique sont à la source même de ses œuvres textiles.

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