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Frei OTTO

Frei OTTO, Stade Olympique de Munich, 1972

Frei OTTO, Stade Olympique de Munich
1972

Frei Otto, fils et petit-fils de sculpteurs, est un architecte allemand, né le 31 mai 1925 à Siegmar et mort le 9 mars 2015.

En 1947, il entreprit des études d’architecture à l’Université technique de Berlin. C’est un échange d’étudiants avec les Etats-Unis, en 1950, qui détermine ses futures préoccupations. Il rencontre Fred Severud, ingénieur civil, qui s’occupait de l’arène de Raleigh dont le toit suspendu était le premier du genre jamais construit. De retour en Europe, Frei Otto rédige sa thèse sur les toits suspendus. Au cours des années suivantes, il développe ses recherches depuis les structures suspendues stabilisées par des charges jusqu’aux systèmes de traction prétendus. Il a envisagé des structures d’une légèreté et d’une rigidité extrême qui feraient l’usage optimum de minces câbles d’acier à haute résistance ou de fines membranes de matériaux synthétiques.

Installé à son compte à partir de 1957, il se lance peu après dans une collaboration avec un fabricant de tentes. De là vont naître ses premières réalisations dans le domaine des toitures légères. En 1964, Frei Otto devient professeur à l’Université technique de Stuttgart à l’instigation de l’architecte Rolf Gutbrod et de l’ingénieur Fritz Leonhardt. C’est avec eux qu’il réalise le pavillon allemand de Montréal en 1967. La structure du pavillon est constituée d’un réseau de câbles précontraints à courbures inverses tendus sur des mâts de hauteur variable. Otto fera usage du même principe pour la couverture des équipements olympiques de Munich en 1972.

En 1968, il s’installe près de Stuttgart, à Warmbronn, et il transfère le « Entwicklungszentrum für leichte Flächentragwerke » (Centre de développement pour les surfaces portantes légères), qu’il avait fondé en 1964 à Berlin à l’Université de Stuttgart dans laquelle il a ensuite enseigné.

Frei Otto qui fait partie des précurseurs de l‘architecture bionique ne nie absolument pas la qualité esthétique de son œuvre, mais il soutient que les formes ne sont rien d’autres que la manifestation physique des lois qui gouvernent la nature des matériaux et qu’elles restent hors de la portée de quiconque tenterait de les produire d’une manière exclusivement subjective.

On lui doit toute une série d’autres projets remarquables, comme la volière du zoo de Munich ou la halle polyvalente de Mannheim (1975), ou encore le Pavillon japonais de Expo 2000, à Hanovre.

Frei Otto a toujours cherché à faire coïncider forme et structure et a étudié avec attention autant les formes produites par la nature que les architectures basées sur la tension de toiles et de fils comme les tentes ou l’architecture de Gaudi. Fasciné par les bulles et les films liquides, il se montre un observateur tout aussi attentif des formes vivantes. C’est leur caractère souvent minimal qui le fascine et qu’il tente d’imiter dans ses créations. Bien qu’elle soit pour l’essentiel antérieure au développement des membranes, son œuvre constitue un jalon essentiel sur le chemin qui mène à l’architecture textile d’aujourd’hui.

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