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RAMSÀ

RAMSÀ, Ziggourat, 1982

RAMSÀ, Ziggourat
1982, 146 x 124 cm

Ramsà, née à Lyon en 1947, vit à Paris depuis 1969.

Après un an aux Beaux-Arts à Lyon, elle réussit le concours d ‘entrée à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan en Arts Appliqués. Elle travaille dans les ateliers de Samuel Buri, Les Poirier, Constantin Xénakis, Kounélis et Fred Forest pour la vidéo; parallèlement, dans un souci de curiosité et de connaissance, elle passe une maîtrise d’Arts Plastiques à l’Université Paris VI dans l’atelier de Pfeiffer et une 3ème année à l’école des Arts Décoratifs de Paris pour rentrer dans l’atelier de Martial Raysse.

En 1964-65, en faisant intervenir une part de hasard et afin de perturber la façon occidentale d’appréhender le monde, elle utilise des baguettes de jonc ( en référence au Mikado) qu’elle jette sur des fonds qu’elle bombarde de peinture et qui gardent, une fois les baguettes enlevées, la trace de leur présence éphémère.
En 1980, elle réalise une installation sur 40 m2 au Nouveau Musée de Lyon ; une tortue dont le comportement était proche de celui de l’humain face à un obstacle, circule entre des paquets de papier de riz posés sur du sable, formant un labyrinthe.

La notion de décalage est toujours présente dans son travail, quelque soit le médium utilisé.
Ramsà a toujours aimé travailler in-situ, car c’est, dit-elle « éprouver un choc émotionnel… Le lien entre le lieu et soi-même se définit peu à peu pour se concrétiser dans l’intervention qui est en quelque sorte la « signature » de la réceptivité et de la création de l’artiste par rapport au lieu« .

Ramsà a su tirer de cette multiplicité du regard sa propre voie, à travers une œuvre multi média : dessin, peinture, photo installation, vidéo. Christine Buci Gluckmann écrit  à ce sujet :
« Toutes ces pratiques autorisent ce que j’ai appelé des passages d’art et l’inscrivent dans l’après- modernisme ; si le modernisme était l’irréductibilité des différents langages à utiliser plusieurs médiums et à les mettre en résonance, elle se situe dans une double tradition, d’une part ce que j’appellerai un post-duchampisme dans la mesure où il y a chez elle un rapport ironique à l’art conceptuel, c’est à dire quelque chose qui porte sur son nom et d’autre part, il y a toujours une dimension plastique de l’image, une dimension figurale ».

Dès 1993 elle est présente à la F.I.A.C de Paris, aux foires de Miami, Cologne, Francfort et à L’Arco de Madrid. On trouve également Ramsà au S.A.G.A et au Salon de Mars à Paris. Elle obtint 2 fois la Villa Médicis hors les murs (Egypte et Allemagne ). Sa dernière résidence «  écriture de lumière » fut obtenue en 2009 au Centre de Création Contemporaine 2 Angles à Flers.
Son travail a été acheté par le F.N.A.C Paris, le F.R.A.C Ile de France, le F.R.A.C Lorraine, le F.R.A.C Limousin, le Centre Georges Pompidou, La Bibliothèque Nationale, et le Musée de la Carte à Jouer d’Issy les Moulineaux.
Claire Nédellec, conseillère aux arts plastiques à Nantes écrit dans la revue Art Press en février 2001 : « Cette façon faussement jubilatoire de s’emparer du réel et de traiter l’espace d’exposition comme une prothèse qui facilite la marche de notre compréhension tout en la canalisant, atteste d’une habileté à mettre en œuvre un protocole artistique assumé, qui se joue de la littéralité non pour l’exclure mais plutôt pour la défier« .

En 2011, un livre sur son travail est paru aux éditions Mondadori avec un texte de Lucrezia de Domizio Durini.

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