A voir : Rencontre avec la tapisserie contemporaine

Vidéo-documentaire, réalisée entre 2009 et 2011 par Bernard et Agnès Barré-Masurier, qui donne un aperçu non exhaustif des différents courants d'art en tapisserie contemporaine en France. 
Elle est visible sur le "Portail de la tapisserie contemporaine", animé par les auteurs, et avec le lien suivant : 

https://www.youtube.com/watch?v=uTzcQ5KCm2A

L'intention de ce document est de montrer l'excellence et le talent des acteurs d'un art majeur. Leurs techniques sont diverses, mais le résultat est toujours la recherche de l'émotion et du sentiment. La première partie se consacre aux liciers et licières interprètes, qui travaillent en collaboration avec de grands artistes contemporaines. On y retrouve des institutions comme le Mobilier National, le musée d'Aubusson (avant la création de l'actuelle cité de la tapisserie), ou encore le musée de Tournai en Belgique. De grand liciers comme Bernard Battu ou l'atelier 3 et Dominique de Serres y sont interviewés. 
La deuxième partie du documentaire est consacrée aux liciers et licières créateurs de leurs propres œuvres avec le Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine d'Angers et les biennales de Lausanne, mais aussi aux liciers dans leurs ateliers tels que Josep Grau-Garriga, Pierre Daquin, Jacques Brachet, Claude Marie Thibert Boutout, Marie Jo Chéret, Emöke, Nacera Désigaud, Mireille Guérin, Agnès Barré-Masurier. La distinction entre ces deux catégories étant artificielle, puisque certains d'entre eux appartiennent aux deux catégories comme l'atelier a2 ou l'atelier 3.

A découvrir : Le Portail de la tapisserie contemporaine

Ce portail est destiné à toutes celles et à tous ceux qui aiment la tapisserie tissée et la composition textile d’auteur et souhaitent les voir se développer ou tout simplement apprendre à mieux connaître ce domaine de l’art et ses acteurs d’aujourd’hui .
Le but de l'auteur, Bernard Barré-Masurier, est la promotion de la tapisserie tissée sur métier par des artistes libres créateurs de leurs oeuvres, la découverte des compositions textiles d’artistes créateurs, ainsi que de servir de trait d’union pour tous ceux et toutes celles qui partagent cette passion.

http://artistelicier.free.fr/

A découvrir : le « Plis Watteau »

Contrairement à une idée répandue, le terme « plis Watteau » n’existait pas durant la vie de l’artiste ; il est forgé au milieu du XIXᵉ siècle par les historiens du costume, qui tiennent à rendre hommage au regard singulier du peintre sur le vêtement. Les contemporains de Watteau parlent simplement de plis ou de robe à la française.

Mais Jean-Antoine Watteau est perçu très vite comme l’artiste qui donne une forme particulière au plissage. Son point de vue est si unique, qu’en 1717, l’Académie française crée une nouvelle catégorie de peinture appelée « fête galante », spécialement pour décrire ses œuvres. Le peintre fait basculer le pli textile du statut de détail technique à celui de véritable figure esthétique. Le pli devient une référence pour la compréhension du volume, du mouvement et de la lumière dans le vêtement, faisant de Watteau un précurseur dans l’histoire croisée de la peinture, de la mode et du textile.

Jean-Antoine Watteau: peindre le pli • COLLECTIF TEXTILE

Image : Figures de différents caractères – Femme debout vue de dos, Jean-Antoine Watteau, 1713-39 

A lire : un texte de Valentine Oncins, sémiologue, intitulé Mémoires de l'Etoffe.

A parcourir les exemples picturaux proposés et analysés par l'auteure pour montrer les divers rôles de mémoire qu'elle octroie à l'Etoffe quand elle prend une grande part dans la représentation, nous comprenons qu'au-delà de délivrer des informations sur les modes de vie, la présence d'un tissu participe du récit fictif du tableau. Nous la voyons souvent devenir le sujet même traité par le peintre.

Lire le texte

 

A découvrir : le Musée du Filet brodé et perlé

À partir des années 1840 jusqu’à l’entre-deux guerre, le Perche va se spécialiser dans la réalisation d’articles en filet noué, brodé et perlé. Il devint bientôt l’un des principaux foyers de production du pays, alimentant le marché parisien et des grandes villes de province.

Ce savoir-faire hérité du Moyen-Age, va atteindre un niveau de sophistication tel que les grands couturiers du début du XXe siècle commandèrent de nombreux éléments de costume auprès des maisons de filet du Perche, et plus spécifiquement du petit village de La Perrière qui fait alors figure de « capitale » du filet percheron. C’est notamment la technique du filet perlé qui fera la notoriété du village, un des rares sites de production de ce type d’article de semi-luxe qui servait à agrémenter les robes et accessoires de mode.

Dans les années 2000, la créatrice de mode Chantal Thomas s’installe à La Perrière et redécouvre auprès d’anciennes filetières  ce savoir-faire unique que l’on pensait disparu et qu’elle va activement participer à valoriser.

À travers une riche collection d’outils et de pièces textiles issue le plus souvent des anciennes maisons de filet, le visiteur est invité à plonger dans le quotidien des filetières et à admirer les différentes techniques utilisées. Activité essentiellement féminine, c’est un véritable matrimoine que l’on redécouvre ici à travers le maillage du réseau de fil.  

L'espace s’étend sur deux niveaux. Il comprend une salle d’immersion où le public viendra à la rencontre de ces filetières à travers un petit spectacle introductif, puis un espace d’exposition permettant une découverte des techniques et de nombreuses réalisations. 
La Perrière 61360  Belforêt-en-Perche 

https://www.perchenormand.fr/tourisme/le-filet-brode-de-la-perriere/