A découvrir : le Musée du Filet brodé et perlé

À partir des années 1840 jusqu’à l’entre-deux guerre, le Perche va se spécialiser dans la réalisation d’articles en filet noué, brodé et perlé. Il devint bientôt l’un des principaux foyers de production du pays, alimentant le marché parisien et des grandes villes de province.

Ce savoir-faire hérité du Moyen-Age, va atteindre un niveau de sophistication tel que les grands couturiers du début du XXe siècle commandèrent de nombreux éléments de costume auprès des maisons de filet du Perche, et plus spécifiquement du petit village de La Perrière qui fait alors figure de « capitale » du filet percheron. C’est notamment la technique du filet perlé qui fera la notoriété du village, un des rares sites de production de ce type d’article de semi-luxe qui servait à agrémenter les robes et accessoires de mode.

Dans les années 2000, la créatrice de mode Chantal Thomas s’installe à La Perrière et redécouvre auprès d’anciennes filetières  ce savoir-faire unique que l’on pensait disparu et qu’elle va activement participer à valoriser.

À travers une riche collection d’outils et de pièces textiles issue le plus souvent des anciennes maisons de filet, le visiteur est invité à plonger dans le quotidien des filetières et à admirer les différentes techniques utilisées. Activité essentiellement féminine, c’est un véritable matrimoine que l’on redécouvre ici à travers le maillage du réseau de fil.  

L'espace s’étend sur deux niveaux. Il comprend une salle d’immersion où le public viendra à la rencontre de ces filetières à travers un petit spectacle introductif, puis un espace d’exposition permettant une découverte des techniques et de nombreuses réalisations. 
La Perrière 61360  Belforêt-en-Perche 

https://www.perchenormand.fr/tourisme/le-filet-brode-de-la-perriere/

A savoir : Le textile et le Pont-Neuf

En juin 2026, l'artiste JR rend hommage à Christo et Jeanne-Claude qui avaient emballé le Pont-Neuf de Paris en 1988 dans une textile tenu par des cordes nouées entre-elles. Il transforme ce même pont en caverne, grâce à un textile de 120 mètres de long, 20 mètres de large et de 12 à 18 mètres de hauteur qui a été gonflé en une nuit (le 21 mai). 
Derrière cette œuvre, une entreprise bretonne ATC (Air Toiles Concept) dont le défi technique colossal a mobilisé 800 personnes – ingénieurs, ouvriers, fournisseurs, équipes de production – et des matériaux fabriqués en Europe, majoritairement à proximité de la France. 
À l’issue de sa présentation, le 28 juin, La Caverne sera démontée. Plusieurs options sont à l’étude pour ne pas voir disparaître les 18 900 mètres carrés de toile : conservation pour de futures expositions, réemploi dans de nouvelles structures gonflables ou recyclage complet par la filière textile.

Nous remercions la Navette pour ces informations prises dans son 100e numéro.

https://www.paris.fr/pages/la-caverne-du-pont-neuf-de-jr-l-incroyable-projet-sera-devoile-dans-100-jours-33164

Le Musée des Tissus de Lyon s’ouvre à la Biennale d’art contemporain de Lyon

Pour sa 18e édition, du 19 septembre au 13 décembre, la Biennale investit plusieurs lieux emblématiques de la métropole, dont le Musée des Tissus et des Arts décoratifs, l’un des plus importants fonds textiles au monde. Ce lieu patrimonial accueille une programmation dédiée à la création contemporaine, réunissant des artistes venus du monde entier.

Cette ouverture exceptionnelle s’inscrit dans la volonté de rendre la culture accessible au cœur des patrimoines lyonnais, tout en s’inscrivant dans une réflexion plus large autour de la future renaissance du musée.

A voir : à la rencontre de la sculptrice Marinette Cueco

Dans le cadre des Petites histoires de grandes artistes, un projet de vidéos d’animation ludiques et éducatives, destinées aux enfants à partir de 7 ans ainsi qu’aux plus grands, produit par AWARE et réalisé dans le cadre du programme « Common Ground : écologies féministes et décoloniales » soutenu par ENGIE.

L’objectif de chaque épisode ? Faire découvrir en 3 min environ la vie et l’œuvre d’une artiste femme du XIXe ou XXe siècle. Imaginé par la scénariste Sophie Caron, chaque récit transmet l’originalité d’une démarche, son importance au sein d’un courant artistique, certains épisodes biographiques déterminants ainsi que les difficultés que l’artiste aura pu rencontrer dans l’exercice de sa pratique.
Née en 1934 à Argentat, en Corrèze, Marinette Cueco se consacre à la sculpture depuis les années 1970. Ses œuvres, qui vont du monumental à de petits assemblages, sont réalisées à partir de matériaux issus principalement du monde naturel, végétaux ou minéraux.

https://awarewomenartists.com/series_animees/marinette-cueco/

A lire : Dom Robert. Moine et artiste de Sophie Guérin-Gasc

Dom Robert, nom religieux de Guy de Chaunac Lanzac (1907-1997), est l’un des plus célèbres peintres cartonniers de tapisseries du xxe siècle.
C'est l'exceptionnel double parcours de vie, religieux et artistique, que retrace l'autrice, spécialiste de Dom Robert, dessinant un personnage volontaire et attachant, sensible et plein d'humour, tout en mettant en lumière une œuvre foisonnante, à la palette éclatante, reflet d'une observation fine de la nature en s'appuyant sur une vaste recherche documentaire et iconographique.

Editions Hazan